jeudi 23 avril 2015



QUELQUES ENREGISTREMENTS


La fantaisie N°1 en si bémol majeur TWV 40:14 de Georg Philipp TELEMANN (1681 - 1767) est la première du recueil des 12 fantaisies pour violon seul qui a été publié à Hambourg en 1735. Elle s'articule en 4 mouvements : Largo, Allegro, Grave et Allegro (qui est une réplique du premier mouvement). Le compositeur très prolifique (près de 6000 œuvres) a intitulé ce recueil "12 fantaisies … dont 6 fugues et 6 galanteries". C'est ainsi que l'on reconnaît la pratique du contrepoint dans cette œuvre, technique d'écriture très utilisée dans l'Allemagne de l'époque baroque visant à superposer des lignes mélodiques et à faire des jeux de répétitions de motifs distincts.



 
 La méditation Biblique N°4 d'après le verset tiré de l'Évangile de Jean (14.6) : "Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi." de Corentin SAUVAGER.
Écrite en 2014, elle fait partie d'un cycle de 7 pièces qui sont toutes des méditations sur des versets de la Bible qui ont particulièrement marqué le compositeur et ont fait l'objet de réflexions et méditation de sa part. Le verset de cette quatrième méditation, placée au centre du cycle, est lui aussi central dans la pensée du compositeur de par l'importance de la révélation qu'il offre. Le cycle entier est dans un style se rapprochant des compositeurs modernes français.Cette composition a fait l'objet d'un premier prix au concours international Léopold Bellan à Paris en 2016.

(Violon : Corentin SAUVAGER / Piano : Lusine MUSAYELYAN)







L'introduction et fugue op.53 de Henri François Joseph VIEUXTEMPS (1820 - 1881).
C'est le sixième et dernier morceau de son opus qui regroupe 6 pièces pour violon seul. C'est une œuvre posthume du fondateur de la célèbre école de violon franco-belge qui aujourd'hui se perpétue encore dans les conservatoires de Liège, Bruxelles et Paris. L'introduction est un Adagio cantabile et la fugue un moderato assai. On y ressent l'impact des fugues des sonates pour violon de Bach que le violoniste et compositeur a dû jouer durant sa carrière de virtuose. Elle est de plus toute imprégnée du romantisme de son époque.




La Fantasia de Jakob DONT (1815 - 1888) est la dernière pièce de son op. 35 regroupant 6 caprices pour violon seul qui ont été publiés en 1849. Dont a été un grand violoniste et pédagogue qui exerça à Vienne. Il composa principalement pour le violon, en particulier des études encore aujourd'hui souvent exécutées. 



Aurore d'Eugène YSAŸE (1858 à Liège - 1931 à Bruxelles).
C'est le premier mouvement intitulé Lento assai de la cinquième sonate du compositeur qui comprend deux mouvements. Cette sonate fait partie d'un recueil de 6 sonates pour violon seul (opus 27) qui ont été publiées en 1924. Chacune est dédiée à un virtuose de l'époque. Celle-ci le fut à Mathieu CRICKBOOM. Les 6 sonates gardent une empreinte importante de celles de Bach que le compositeur a eu l'occasion de jouer lors de ses tournées et dont il était imprégné. Mais on y trouve aussi d'importantes caractéristiques de la musique moderne avec l'emploi de nouveaux procédés de composition comme par exemple l'atonalité, les gammes par tons ou modales en particulier dans celle-ci. Ysaÿe exploite aussi toutes les nouveautés techniques du violon découvertes par Paganini.

  


La Sonate pour violon de César FRANCK (1822 à Liège - 1890 à Paris) est écrite en 1885. Elle est dédiée à Eugène Ysaÿe, son créateur, et sera son cadeau de mariage. Elle est en 4 mouvements, dont chacun, pour l’anecdote, représente les quatre étapes par lesquelles passent les amours. Le premier  mouvement  Allegretto ben moderato représenterait l’idylle du début de la rencontre. Son indication paradoxale de tempo initial est due à l’influence du dédicataire, qui, à sa création prit un tempo particulièrement lent, lequel fut apprécié par Franck, qui rajouta ben moderato. Le deuxième mouvement, Allegro, représenterait la passion, illustrée par un foisonnement de notes et une mélodie tantôt agitée, tantôt expressive, au violon. Le troisième mouvement, Recitativo Fantasia, suggèrerait la dispute, avec des interventions alternées des deux instruments et un discours passant d’une grande tension à la mélancolie. Enfin le dernier, Allegretto poco mosso, serait la réconciliation, représentée par une écriture en canon sur une mélodie passant dans diverses couleurs sonores.

Enregistrement live d'un concert au MIM (Musée des instruments de musique de Bruxelles) en 2009. 
Le premier et deuxième mouvement.
(Violon : Corentin SAUVAGER / Piano : Nadja MIYAKE)
Peinture : Claude MONET (Pont japonais à Giverny)






La Passacaille de Franz von BIBER (1644 - 1704) est la dernière sonate des 16 sonates du Rosaire qui ont été composées vers 1678. A part cette dernière sonate pour violon solo, les autres sont pour violon et basse continue et toutes avec une "scordatura" différente (accord des 4 cordes du violon inhabituel). la dixième sonate ayant même les cordes ré et la, croisées derrière le chevalet, pour symboliser la crucifixion. Tout le cycle était destiné à favoriser la prière et la méditation autour d'épisodes caractéristiques de la vie et de l'œuvre de Jésus. La passacaille est à l'origine une danse espagnole lente à trois temps avec une basse obstinée. Dans celle-ci nous trouvons 65 répétitions des 4 notes descendantes de la basse avec, au dessus, une grande richesse de variations mélodiques.





La Fantaisie sur des thèmes celtiques pour violon et violoncelle de Corentin SAUVAGER. Elle a été composée en 2009 et est en un seul mouvement. Elle reprend des thèmes de musique bretonne et irlandaise de danse arrangés dans une écriture simple et restant très proches des mélodies originales. Elles se succèdent  avec de plus en plus de fougue pour finalement retourner au calme initial.

(Violon : Corentin SAUVAGER / Violoncelle : Léa BESANÇON)




Le premier mouvement du concerto pour violon N°5 VK219 
de W.A. MOZART
Direction de l'Orchestre HAINAUT-PICARDIE  : Michel VAN DEN BOSSCHE
Violon solo et Cadence de Corentin SAUVAGER

Premier mouvement concerto N°5 de MOZART



(Photo : Maiquel PEDROSA)

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